La tarte flambée, une solide histoire d’amour

février 2018 | Consommation

3 Alsaciens sur 4 aiment la tarte flambée, voire l’adorent. Ces chiffres traduisent une relation singulièrement forte et enflammée.

En ce jour de la Saint-Valentin, pourquoi ne pas s’intéresser à une histoire d’amour peu commune, celle qui unit les Alsaciens à la tarte flambée ? 

75% des Alsaciens interrogés lors d’une enquête de terrain (1), pour une écrasante majorité des Bas-rhinois, déclarent leur flamme à la flamm. À la façon des marguerites que l’on effeuille, du “un peu”, à “beaucoup”, sans oublier le “passionnément” et le “pas du tout”, ils ont en effet répondu majoritairement “passionnément” et “beaucoup”. Pas de doute possible sur leur attachement à ce plat.

Certains, surtout chez les plus jeunes, ont spontanément proposé un tonitruant “à la folie”, complétant d’eux-même le questionnaire des amoureux de la flamm.

“Comment aimez-vous la tarte flambée ? Un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout” : répartition des réponses obtenus auprès des 300 personnes interrogées.

Cette photographie de la prédilection pour la flammekueche reste valide dans ses proportions, que l’on isole les habitants du Bas-Rhin (85% des sondés), qui n’est autre que le berceau de la tarte flambée, ou que l’on tienne compte de l’ensemble de l’origine des répondants, qu’ils soient domiciliés dans les Haut-Rhin, ailleurs en France ou à l’étranger. Ainsi, 75% de l’ensemble des sondés déclarent aimer grandement la flamm. Les seuls Bas-Rhinois représentent quant à eux… 76%.

Pour autant, en excluant les Bas-Rhinois des présentes statistiques, on arrive à un encourageant 64% de personnes déclarant aimer sans faille la tarte flambée. Alors que les premiers ne sont que 1% à ne pas se prononcer sur le niveau de leur appétence pour la flamm, une personne sur dix vivant hors du 67 ne peut pas classer, faute de connaître le plat pour nombre de touristes notamment.

 

Une passion qui s’émousse en prenant de l’âge

La part des passionnés de la flamm est notablement forte chez les plus jeunes. Plus d’un quart des 14-35 ans se classe dans cette catégorie, tandis qu’ils ne sont plus que 10% chez les plus de 65 ans. Vision moins tranchée et moins fougueuse de toutes les choses de la vie ?

Si la passion s’érode bel et bien au fil des années qui passent, l’amour de la flammekueche, s’il devient “plus raisonnable”, ou qu’il est perçu comme tel, reste toujours bien vigoureux. L’on reste effectivement sur une crête de 70-75% de personnes aimant beaucoup ou avec passion la tarte flambée, toutes tranches d’âge confondues. Simplement, les plus âgés ont basculé du côté encore bien éclairé de la force en optant pour le “beaucoup” au lieu du “passionnément” : le vieux système des vases communicants en somme…

Répartition par tranche d’âge pour les habitants du Bas-Rhin uniquement.

Une petite différence est observable quant à la répartition par sexe. 76% des femmes aiment avec force la flamm contre seulement 72% des hommes. À la marge, si les premières ne sont par exemple que 3% à ne pas aimer du tout la tarte flambée, les hommes représentent 6% de ceux qui annoncent un “pas du tout”. 

 

L’engouement des Alsaciens pour leur tarte flambée est tout sauf une vue de l’esprit. Il n’est qu’à voir les yeux qui pétillent chez bon nombre de sondés pour se rendre compte du degré d’attachement à cette flamm, au-delà parfois de tout bon sens. Les personnes extérieures au triangle de Bermudes de la flamm, grosso modo tout le Bas-Rhin, avec des excroissances en Moselle, en Allemagne, ne comprennent pas forcément ce lien qu’ils jugent démesuré, étonnant, déroutant…

Après avoir posé ce constat, chiffres à l’appui, rendez-vous dans un prochain article pour décortiquer ensemble les raisons qui poussent les Alsaciens à aimer cette tarte flambée.

(1) Enquête de terrain myflamm.fr menée de l’hiver 2016 au printemps 2017, de façon aléatoire, dans les rues de Strasbourg, auprès de 300 personnes et autour de thématiques liées à la consommation de tartes flambées.

6 Commentaires

  1. Yvette

    La tarte flambée fait partie du patrimoine culinaire des alsaciens. Quand on aime, on ne compte pas alors… On en mange !

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  2. anonyme

    Je ne suis pour ma part pas une accro. Je fais donc partie du 18% des 35 /49 ans qui aime un peu. Mais malgré tout et cela peut paraitre paradoxale, qu’est ce que je me régale lorsque je mange ma tarte flambée en moyenne tous les deux mois. D’autre part je prends toujours grand plaisir à lire les articles de my flamm.

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  3. Régis

    Intéressant comme étude… je suis curieux de connaître la suite.

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  4. w

    il n’y a pas d’âge pour aimer….

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  5. braun fischer michèle

    Bel article sur les fondus de tartes flambées alsaciennes… Surtout le jour de la St Valentin, exprimer notre amour pour ce plat traditionnel. Pour justifier la différence chiffrée entre les hommes et les femmes, pour la Flamm, il s’avère que les hommes aiment surtout les traditionnelles : crème, oignons, lardons, à la rigueur celles qui sont gratinées, et les femmes apprécient la diversité, et j’en fais partie.
    Est-ce que la cigogne aime la Flamm ?…

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    • My Flamm

      Oui, la cigogne est folle de la flamm… 🙂

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